La masculinité positive: une nécessité pour une société équilibrée en République Démocratique du Congo

Les violences liées au genre constituent une des violations des droits de la personne la plus répandue au monde. Les femmes et les filles en sont en grande partie les premières victimes des violences liées au genre, et cela est l’un des grands obstacles au développement.

De nombreux traités légaux sur les droits de la personne interdisent les violences faites aux femmes, mais malgré ces nombreux traités, le taux de violence faites aux femmes et filles augmente chaque jour précisément en République Démocratique du Congo (RDC).

En outre, il importe de préciser que les hommes sont les principaux auteurs des violences faites aux femmes, dans plus de 90% de situations vécues. Les normes socioculturelles axées sur le statut et le pouvoir engendrent les inégalités entre les hommes et les femmes et favorisent par conséquent les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes.

Ainsi, pour briser le cycle de violences et promouvoir l’équilibre dans la communauté congolaise dominée par les inégalités, Youth Program for the Developement of Africa (YPDA) , (une organisation non gouvernementale des jeunes créée le 18 Août 2009 qui se concentre sur la lutte contre les SGBV, les droits humains, la consolidation de la paix ainsi que la sécurité alimentaire) travaille avec les hommes et les garçons afin de les impliquer dans la dynamique de la lutte contre les violences basées sur le genre, mais aussi contre une masculinité militarisée en promouvant une « masculinité positive » se basant sur l’approche de l’«homme modèle».

Une masculinité positive fait référence aux caractéristiques et comportements propres aux hommes : comportements ou caractéristiques dépourvus de violence, tandis qu’un homme modèle est une référence à un acteur de promotion de l’égalité de genre, pratiquant une masculinité positive, et qui sensibilise et incite ses pairs au changement des comportements nuisibles à l’égalité du genre ainsi qu’aux droits humains.

Malgré la promotion de cette masculinité positive, il existe encore de défis à relever en RDC, notamment :

  • Présence de normes socioculturelles dans nos communautés qui bloquent l’engagement des hommes et des garçons;

Pour remédier à l’absence d’une politique de masculinité positive en RDC, YPDA a initié récemment un certain nombre d’activités telles que :

  • Formation des 28 chefs coutumiers de secteurs de Kunduyi et Lubi en territoire de Dimbelenge, province du Kasai-Central sur l’égalité de genre et la masculinité positive ;

La masculinité positive ainsi que la vulgarisation des traités légaux et instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux tels que : la Recommandation générale n° 19 sur la violence à l’égard des femmes , l’Observation générale n° 28 sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, le Protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes, le Protocole d’accord de la SADC sur le genre et le développement, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies restent une approche incontournable afin de parvenir à une société équilibrée et stable où les droits de chacun sont respectés et où les femmes vivent libres de violence.

Gaston Mongha est actuellement le Président du Conseil d’Administration d’YPDA et le chargé de communication pour Men Engage Kinshasa. Son expérience professionnelle a été centrée au cours de ces dernières années autour de travaux humanitaires au service de la communauté en tant qu’animateur communautaire, administrateur et gestionnaire de projets financier au sein de plusieurs ONG. Son expertise professionnelle réside dans le développement communautaire, la gestion et résolution pacifiques des conflits, les masculinités et le genre. Gaston a récemment participé en tant paneliste à l’atelier de l’UNREC en collaboration avec la Commission Nationale sur le Contrôle des Armes Légères (CNC-ALPC) sur l’intégration de la dimension de genre dansle contrôle des armes légères.

This blogpost was written as part of IANSA’s “Civil society engagement in support of gender mainstreamed policies, programmes and actions in the fight against small arms trafficking and misuse, in line with the Women, Peace and Security agenda”, which is funded by the United Nations. This document was produced with the financial assistance of the United Nations through contributions received from the European Union. The views expressed herein are those of the Implementing Partner and do not necessarily reflect those of the United Nations or the European Union.

The global movement against gun violence, supporting civil society organisations working to stop the proliferation and misuse of small arms and light weapons.

The global movement against gun violence, supporting civil society organisations working to stop the proliferation and misuse of small arms and light weapons.